Cette école de chez nous vient de bannir la fête des mères.

La fête des Mères est une des périodes de l’année préférée des enfants. Ils passent quelques jours à préparer cartes ou bricolages, qu’ils sont ensuite impatients de remettre à maman le dimanche venu. Pour les mères, c’est le moment de sentir à quel point elles sont appréciées, de recevoir une foule de je t’aime et d’obtenir de nouvelles décorations pour leur frigo. Juste du bon non?

Pas aussi simple que ça, on est en 2017….

Une école de Colombie-Britannique vient d’annoncer aux parents que cette année, les enfants de 1re et 2e année ne prépareraient rien pour la fête des Mères.

En effet, comme la structure familiale moderne n’est plus uniquement composée d’un père et d’une mère, l’école, dans un effort d’inclusion, a plutôt choisi “d’annuler” la célébration en suggérant aux parents de célébrer cette occasion à la maison.

Voici un extrait traduit du communiqué émis par l’école:

À l’approche de la fête de Mères et de la fête des Pères…dans un effort pour célébrer la diversité, l’inclusion et afin de protéger nos élèves qui vivent dans des familles non traditionnelles, nous avons décidé d’encourager que soit célébrés à la maison ces occasions spéciales…les enfants ne feront donc pas de cadeaux à l’école cette année….

La lettre en question

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Le communiqué, partagé par Roy Glebe.

Ok, là je vais faire une petite montée de lait. Depuis quand est-ce que diversité et inclusion sont synonymes d’aplaventrisme et d’abandon de l’identité ? On s’efforce d’être inclusif et aimant envers les familles non traditionnelles, mais on agit comme ci en retour, elles étaient incapables de la même tolérance, de la même ouverture que nous?

C’est comme dire: “on t’accepte, on t’aime, tu fais partie de la gang, mais t’es pas obligé de me tolérer en retour.”

Est-il trop difficile de dire à un enfant: “T’as deux papas? Pas de problème mon petit Pierrot, fait une belle carte familiale.” Ou “T’as deux mamans? T’es chanceux, fait deux cartes, je vais t’aider!”

Voyons, c’est la base pour moi ça.

C’est pareil pour Halloween, la St-Valentin ou Noël, qui à beaucoup trop d’endroits est devenu le “temps des fêtes” .

On ne force personne à célébrer et souligner nos traditions.

La tolérance, l’inclusion, ce n’est pas de canceller Noël et la fête des Mères et toutes les autres célébrations et traditions qui nous confèrent notre identité.

L’acceptation et la diversité, c’est de souligner AUSSI le ramadan, Hanoukka et parler des différences qui composent nos communautés.

Quand tu vis chez nous, que tu ressembles à la majorité silencieuse ou que tu sois totalement différent, tant par ta culture, ton orientation sexuelle, tes choix de vies ou ta religion, sache que tu es le bienvenu. On va t’ouvrir les bras, on va te donner une belle parcelle de notre grand rêve, te faire une place, ta place dans notre belle gang.

Mais va falloir qu’on arrête de faire semblant qu’on est une page blanche par exemple. On a une culture, des valeurs, une histoire et on ne laissera pas n’importe qui, n’importe quel groupe ou institution en arracher des pages.

Ce que je suis prêt à faire par exemple, c’est de te donner un crayon, d’écouter tes idées, tes opinions et d’écrire le chapitre suivant avec toi, ensemble.

Commençons à pratiquer l’inclusion en restant debout, à côté des minorités qui nous entourent, main dans la main, pas couché au sol en laissant n’importe qui nous marcher sur le dos parce qu’on a peur de déplaire ou de froisser quelqu’un.

Mon bricolage de fête des Pères, c’est un des beaux petits souvenirs que je conserve chaque année et j’y tiens.

Ensemble, envoyons un message clair et fort en partageant massivement cette bêtise institutionnelle!

Source: Huff Post Parents

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