Vous allez faire un méchant saut, mais parfois, je ne console pas mon enfant quand il pleure! Non, je n’accours pas vers lui comme si la fin du monde venait d’être annoncée, je reste assis. C’est ingrat, hein ?

Vous savez ce que je fais ? Je dis à sa sœur de le consoler. Oui et je vais même vous dire pourquoi, si vous avez plus d’un enfant, vous devriez peut-être en faire autant.

1— Papa et maman ne seront pas toujours là. On aimerait bien ça, mais get real, ça n’arrivera pas. Forcer son enfant, de façon progressive à trouver du réconfort et des solutions ailleurs que dans les bras de ses parents le rend plus apte à bien gérer les situations difficiles qui se présenteront à lui à la garderie, au c.p.e. ou même lorsqu’il sera en visite chez des amis.

2— Se faire consoler, cajoler par une grande sœur ou un grand frère contribue à bâtir des liens forts au sein d’une fratrie, favorise la communication et réduit de beaucoup les conflits entre enfants. C’est moins évident sacrer une baffe à ta sœur ou lui voler un jouet quand elle vient de faire disparaitre ta grosse « pepeine ».

consoler son p'tit frère

consoler son p’tit frère

3— Chez l’enfant « consoleur », s’impliquer ainsi le rend plus responsable et attentif à ce qui se passe autour de lui lors de jeux, de sorties ou autres. Il apprend que la famille, l’amour et la protection de la cellule familiale, c’est l’affaire de tous et se sent impliqué dans l’éducation et le quotidien de la maisonnée.

Les enfants doivent rester des enfants, le but n’est pas de les faire grandir trop vite ni de leur transférer nos responsabilités parentales, mais bien de leur transmettre des valeurs importantes comme la compassion et l’écoute de l’autre.

4— Voir le point 2 mais de l’autre côté : quand tu sais que ta petite victime risque de se lancer dans tes bras en pleurs au lieu de laisser tomber le jouet convoité et courir en bas voir papa, tu y penses à deux fois avant de te disputer pour la robe de Barbie rouge.

5— Sérieusement, depuis que j’ai instauré la politique du « ben reste pas là à le regarder brailler de même, console-le ! », la quantité de mes interventions en matière de « consolage » pour crise majeure genre « il a défait ma maison de Legos » a chuté de moitié !

Je suis encore très présent et le serai toujours. Il n’y a rien que j’aime plus que bercer mon trop grand fils quelques instants quand il se plante dans l’escalier ou quand il a de la peine. Je peux en profiter pour lui voler tous les becs et câlins du monde sans me faire dire que ma barbe pique ou me faire repousser.

Mais quand on soupe chez des amis ou que nous sommes à l’extérieur, il arrive maintenant souvent que j’entende la séquence suivante : Boum ! Bedang ! Le cri soudain exagéré d’un enfant en douleur, suivi de pleurs. Ensuite « Es-tu correct Charles ? Viens me voir ! » Une diminution du volume de pleurs et un rapide retour au bruitage qui précédait l’événement, soit des petits pas qui courent au deuxième et des enfants qui ricanent comme des fous.

Et tout ça, sans que j’aie eu à quitter mon verre de vin et sans perdre le fil de la trop longue discussion qui se déroule à table (désolé les amis, j’ai un déficit d’attention majeur).

C’est-tu pas beau l’amour entre frères et sœurs ? Moi je dis, un c’est bien, deux c’est mieux !

                                                                                                                        Cool Dad

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